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Interview : Chloé QUERE

Mis à jour : oct. 12



Pouvez-vous vous présenter ?


Bonjour, je suis Chloé, 24 ans. J’a été diplômée du Master Marketing et Gestion du Sport en 2018.

J’ai toujours été une grande sportive, et passionnée par le sport en général, principalement par les sports collectifs et plus précisément par le handball.

D’abord passionnée et supportrice, j’ai toujours eu un attrait pour le monde professionnel. La question des économies des clubs et de l’organisation interne m’ont toujours intéressée, et dès le lycée, j’ai toujours voulu travailler dans le milieu du sport.

Outre le sport (qui occupe une grande partie de ma vie entre mon travail, suivre le sport en général et le pratiquer), j’aime beaucoup voyager, découvrir de nouvelles cultures. J’ai également un attrait pour la photo et les plaisirs simples de la vie.


Présentez votre parcours scolaire et professionnel


Après l’obtention de mon BAC ES en 2013 en périphérie nantaise, j’ai fait 2 ans de prépa CPGE ECE à Angers. En 2015, j’ai passé les concours pour les grandes écoles de commerce et j’ai décidé d’intégrer l’EM Strasbourg Business School.

J’ai fait ce choix pour plusieurs raisons : l’opportunité de partir 1 an à l‘étranger (lorsque les autres écoles proposaient 6 mois) et un double diplôme Marketing et Gestion du Sport en lien avec l’université de Sport de Strasbourg en 3ème année.

Dès l’intégration en prépa, j’avais cet objectif d’intégrer une école qui me permettrait d’acquérir un bagage général mais également un lien avec le sport. Et je n’ai pas regretté mon choix.

À l’EM Strasbourg en 1ère année, j’ai pu acquérir un certain nombre de notions théoriques (compta, finance, marketing, communication, droit, ressources humaines …). Une année que j’avais terminé par un petit stage de 5 semaines à la Ligue d’Alsace de Football pendant l’Euro 2016, sur des missions éditoriales dans le suivi des matchs et dans l’organisation d’une grande fan zone à Colmar.

En 2ème année, je suis partie 12 mois en Uruguay, à Montevideo, où j’ai pu choisir l’intégralité de mes cours afin de commencer à me spécialiser. Des cours tous suivis en espagnol. Une expérience à l’étranger très enrichissante.

En 3ème année, j’ai été acceptée pour le double diplôme que je visais en Marketing et Gestion du Sport. J’ai donc intégré le Master et j’ai pleinement profité des cours très spécialisés, alliant cas pratiques de groupe concrets, intervenants extérieurs et expérience au Racing Club de Strasbourg. J’ai terminé la saison par un stage de 6 mois au HBC Nantes, le stage que je voulais à tout prix.


Où travaillez-vous actuellement et quelles sont vos missions ?


Après mon stage de 6 mois au HBC Nantes, j’ai été prolongée avec 12 mois de CDD, puis un CDI en septembre 2019. Ca fait donc maintenant plus de 2 ans et demi que j’y suis.

Le HBC Nantes est le club professionnel de handball masculin de Nantes, disputant chaque années les premières places du championnat et la Ligue des Champions. C’est une entreprise de moins de 40 salariés (dont 13 « administratifs »). Son développement à vitesse grand V ces 10 dernières années ont fait de lui l’un des plus gros clubs du bassin nantais (avec le FC Nantes).

Je suis chargée de communication et évènementiel. Nous sommes 2 à assurer toutes les missions liées à la communication, à l’évènementiel et au marketing : relations de la presse et des médias (interview, conférence de presse …), réseaux sociaux, site internet, éditorial (interview, auto promotion, mise en avant des partenaires, articles de fond, résumé de match …), mise en place et respect des protocoles le soir de match, gestion des animations soir de match (speaker, groupes de supporters, mascotte, fanfare, pyrotechnie …), gestion des écrans soir de match, coordinations évènementielles, mises en place des opérations des actions de visibilités, organisations d’évènements sociétaux...

Les missions sont diverses. Nous sommes l’un des 3 clubs de handball les plus staffés de France, mais nous n’en restons pas moins qu’une petite entreprise tout de même. Il faut donc être capable d’être « couteau suisse » et de s’adapter sur des missions transversales. C’est aussi cela qui est intéressant.


Avez-vous des objectifs/buts professionnels ?


Pour l’instant, pas forcément. C’était exactement le poste et dans le club que je souhaitais, donc pour l’instant j’en profite pleinement. Je suis arrivée il y a plus de 2 ans et demi déjà, d’abord en tant que stagiaire. J’ai fait mes preuves pour décrocher un CDD de 12 mois puis je les ai totalement convaincus pour prolonger encore avec un CDI.

Le HBC Nantes est une famille. Nous sommes 13 salariés, plus les joueurs et toute la partie sportive. Nous sommes tous très proches et nous avons tous besoin les uns des autres. Les joueurs ont besoin de nous comme nous avons besoin, d’eux, nous travaillons donc tous ensemble. L’ambiance générale entre tous est très bonne.

Aujourd’hui je me dis que j’ai de la chance, de la chance de vivre de ma passion, de me lever le matin sans avoir l’impression de travailler, et de faire partie intégrante d’une équipe sportive et de son histoire.

Pour l’instant je ne pense pas forcément à l’avenir, je profite pleinement de ce que je fais puisque j’ai déjà des responsabilités. Je me poserai ce genre de question le jour où une routine se sera installée mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.


Lorsque vous étiez étudiante, vous attendiez-vous à occuper le poste que vous avez aujourd’hui ?


Si l’on m’avait demandé quel serait le meilleur premier métier pour débuter après mes études, je vous aurais répondu exactement celui que j’exerce aujourd’hui. Dans un club de sport, encore plus au HBC Nantes qui était mon « club de cœur ».

J’aime l’esprit familial du club, le fait que nous ne soyons pas beaucoup de salariés et que nous passions une grande partie de notre semaine à organiser les matchs et à essayer de faire évoluer toujours un peu plus le club, sur tous les secteurs.

J’ai eu beaucoup de chances dans mes études car j’ai réussi tout ce que j’ai entrepris. Je m’en suis également donné les moyens. J’ai travaillé pour intégrer les études et le master que je souhaitais, je pu partir dans le pays que je voulais puis j’ai fait mes preuves pour transformer mon stage en embauche.


Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le Master Marketing du Sport ? Avec du recul, que vous a apporté cette formation et les personnes que vous y avez rencontrées ?


J’ai toujours eu envie de me spécialiser dans le sport, donc ma dernière année en Master Marketing et Gestion du Sport a été la meilleure pour moi. J’ai aimé l’enseignement et les cas concrets sur lesquels nous avons travaillé. J’ai aimé les interventions extérieures de professionnels dans différents secteurs (fédération, club, équipementier, magasin …).

Bien sûr, les personnes rencontrées lors de ce Master ont également rendu mon année merveilleuse. Nous avions de nombreux travaux de groupe à réaliser, ce qui a permis de nous connaitre très rapidement et de tisser des liens.

J’ai adoré être entourée de sportifs et de personnes avec qui j’avais la passion du sport en commun. Il y avait vraiment cet esprit sport, solidarité.


Quelle importance accordez-vous à l’ouverture internationale, notamment la maitrise des langues vivantes dans la poursuite professionnelle ?


Bien sûr. J’ai de temps en temps besoin de l’anglais puisque nous jouons la Ligue des Champions et que nous sommes toujours en contact avec les instances européennes concernant l’organisation de nos matchs, les délégués marketing, les équipes adverses.

J’ai régulièrement besoin de l’espagnol et de l’anglais puisque nous avons des joueurs étrangers. Même s’ils apprennent globalement vite le français, parler anglais ou espagnol permet de les intégrer plus rapidement, de les aider dans la relation avec les journalistes, de nous faire comprendre lorsque nous avons besoin d’eux …

De manière générale, je pense que dans le monde d’aujourd’hui, mondialisé et ouvert, parler différentes langues permet de s’ouvrir plus de portes. Cela démontre également une certaine ouverture d’esprit, une facilité d’adaptation et une volonté d’intégration.


Avez-vous un conseil à donner aux étudiants qui aimeraient à l’avenir exercer votre métier ?


Nous ne comptons pas nos heures, il faut être passionné. D’une manière générale il faut être rigoureux et organisé, tout en s’adaptant aux différents imprévus et informations de dernière minute.

C’est très enrichissant de travailler dans une petite structure à l’esprit familial. Il faut donc être capable de travailler en équipe et être également dévoué pour le club et ses collègues (s’il faut aller aider sur un secteur qui n’est pas le nôtre, nous le faisons quand même, même si c’est de la logistique, pour être dans les temps).


Quel est votre avis sur l’évolution du marché du sport en France ?


Le marché du sport a énormément évolué ces dernières années. Les réseaux sociaux et le digital ont permis une mise en avant bien plus conséquente du sport.

Le handball s’est également développé dans ce sens. L’intérêt depuis quelques années des télévisions ont permis de faire un grand pas vers l’avant.

En revanche, les droits télé ne représentent qu’une toute partie du budget d’un club de handball. Aujourd’hui, avec la situation sanitaire et les restrictions, un club de football peut continuer à vivre son quotidien même avec 5000 personnes dans son stade, grâce aux droits télé qui lui rapportent énormément d’argent. Ce n’est pas le cas d’un club de handball.

Le budget d’un club repose avant-tout sur ses partenariats, ses abonnés, sa billetterie et son catering/merchandising. Si demain, nous ne pouvons plus accueillir nos abonnés (2300 grand public au HBC Nantes et 1000 VIP) et vendre des places (ainsi qu’ouvrir nos bars, points de restauration, boutique …), le club ne pourrait pas « survivre » très longtemps.

Les sports de salles et son fonctionnement sont encore assez méconnus, dans l’ombre du football dont l’économie ne repose pas sur les mêmes bases.



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